Connexions…

« Admets cela, toutes les personnes que tu rencontres, tu leur dis « aime-moi ».                                                                 

Bien sûr, tu ne le dis pas à haute voix, sinon quelqu’un appellerait la police.                                                                   

Mais tout de même, penses-y :                                                                                                                                                   

Cette grande force qui nous pousse à nous connecter aux autres.                                                                                 

Pourquoi ne pas devenir celle qui a la pleine lune dans chaque oeil et qui dit toujours, dans ce doux langage lunaire,

Tout ce que les autres yeux du monde meurent d’entendre? »       

Hafez

 

J’ai lu un jour : « écris comme si tu écrivais un journal intime que quelqu’un risque de te piquer. Ecris tout ce qu’il y a de plus intime, ce qui te semble le plus humiliant peut-être, mais ce qui vient vraiment du fond de ton âme. » Quelque part, il y a sûrement quelqu’un qui a envie de lire ces mots, parce qu’ils ont du sens, parce qu’ils sont bruts et vrais et que, probablement, je ne suis pas la seule à ressentir ce que je ressens.

Imagine le monde. Imagine la taille du monde et tous les gens qui le peuplent. Les connexions incroyables qui se font et se feront chaque seconde de chaque jour. Un regard, un sourire, une connivence échangée une fraction de seconde mais qui t’envoie ce message clair : « viens ». Viens me voir, me parler, apprendre à me connaître. Viens me donner un morceau de toi et je te donnerais un morceau de moi. Pour la soirée, pour quelques temps, ou pour le restant de nos vies… Il y a des gens, tu sais que tu ne les reverras pas le lendemain. Et c’est très bien comme çà. Vous avez échangé des fragments de vous-mêmes, vous avez ri, pleuré peut-être, vous avez philosophé sur la vie ou raconté n’importe quoi, embrumés par les vapeurs d’alcool. Vous avez peut-être partagé un lit, un peu d’amour et de chaleur et puis vous vous en êtes allés chacun de votre côté et c’est très bien comme çà. Vous n’aviez pas plus à vous donner…

Et puis il y a des gens, tu le sais. Tu les rencontres et tu le sais. Tu comprends déjà qu’ils vont faire partie de ta vie d’une manière ou d’une autre. Qu’ils vont s’insinuer dans ta vie, pénétrer adroitement dans ton coeur. Un(e) ami(e), un(e) confident(e), un(e) amant(e), un(e) amoureux(se). La connexion est là et elle est si belle putain… Pourquoi la couper? J’ai eu plein de potes, de copains de passage avec qui j’ai passé de bons moments mais avec qui c’est toujours resté en surface. Parce que ce n’était pas le moment d’aller plus loin ou parce qu’on n’en avait simplement pas envie. Et c’était cool comme çà. Mais une vraie connexion est si précieuse… Quand tu regardes l’autre dans les yeux et qu’instantanément tu te sens en confiance, juste… bien. Pas besoin d’en faire des caisses, votre conversation suffira.

Quand je te regarde, j’ai envie que tu lises un peu en moi. Même si je ne te dis pas tout, j’ai envie que tu vois dans mes yeux des morceaux de mon histoire. J’ai envie de te transmettre un peu de ce feu qui brûle au fond, tout au fond. J’ai envie d’être vraie et entière avec toi parce que sinon, à quoi bon perdre mon temps? Peut-être que ça fait peur à certains de dévoiler leur vérité, de voir quelqu’un qui n’a pas cette retenue. Mais je m’en fiche. Je dis merde à cette retenue, parce que je vis pour embrasser les sentiments. J’aime comme je vis : de manière intense, sans retenue. Je me cogne contre les murs des fois, c’est sûr, mais ce n’est pas si grave parce que j’aime. J’aime tellement.

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